18 août 2026
32 problèmes avant de montrer l'app à dix amis
Avant d'envoyer ATJV à dix personnes, j'ai fait passer tout le projet en revue. Pas une relecture rapide : un audit complet, écran par écran, service par service, avec pour consigne de chercher ce qui pouvait mal tourner chez quelqu'un d'autre que moi.
32 problèmes sont sortis. Je les ai tous traités, puis revérifiés un par un.
Ce qui m'a surpris c'est pas leur nombre, c'est leur nature.
Presque aucun n'était un bug au sens habituel. Rien ne plantait. L'app faisait exactement ce qui était écrit dans le code.
Des trucs qui marchent chez moi et nulle part ailleurs
Une adresse de serveur de secours qui pointait vers mon réseau local. Chez moi : parfait. Chez un ami : l'app ne charge rien, et impossible de corriger sans refaire une version complète.
Des endroits où l'app efface au lieu de renoncer
J'avais écrit du code qui supprime par précaution quand un contrôle d'identité ne peut pas aboutir. Mauvais réflexe, et je l'ai corrigé partout : mieux vaut ne rien faire. On ne détruit pas ce dont on n'est pas sûr.
Du travail invisible mais irrécupérable
Je comptais le nombre de duels joués sans jamais noter qui avait gagné contre qui. Le nombre ne sert à rien pour améliorer le classement. Et ces duels-là, une fois joués sans être enregistrés, sont perdus pour toujours.
C'est corrigé. J'ai eu chaud.
Et du code mort
Deux fonctions que plus personne n'appelait, neuf fichiers d'images que je gardais sans aucune raison. Un mégaoctet et demi de ménage.
Il reste une chose que ni les tests ni les relectures ne peuvent faire : ouvrir l'app sur un vrai téléphone et la parcourir en entier.
Les trois défauts les plus graves trouvés cet été passaient tous les vérifications automatiques sans broncher. Un ordre de démarrage, un jeton qui se rafraîchit, un verrou de session. Rien de tout ça ne se voit dans du code qu'on lit.
C'est la dernière étape avant que j'envoie les invitations, et c'est la seule que je ne peux faire qu'à la main.